27 juillet 2012

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  • Une campagne électorale universitaire comme une autre

    le 27 juillet 2012 à 16:59, par B !gre

    Je ne veut pas revenir sur le terme d’« Excellence » avec tout ce qu’il sous-entend. Je voudrais noter un autre terme qu’on entend également beaucoup, et qui pose tout autant problème : « gouvernance renforcée ». On le voit bien partout, gouvernance renforcée signifie moins d’élus, et plus de membres nommés (par copinage, soyons réaliste). En quoi cela renforce-t-il la gouvernance ? Sans doute est-ce l’absence de vision critique qui permet de s’enfermer dans ses erreurs que l’on appelle renforcement de la gouvernance. Ou comme dirait notre cher directeur « il faut savoir faire un compromis entre démocratie et efficacité »...

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  • Une campagne électorale universitaire comme une autre

    le 30 juillet 2012 à 10:12, par Cyril Imbert

    Bonjour,

    Oui c’est la raison pour laquelle l’expression est entre guillemets dans le billet. Cela fait partie des nombreux points que je voudrais aborder dans un billet à venir sur la démocratie universitaire. Merci d’avoir relever ce point !

    Cyril Imbert

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  • Une campagne électorale universitaire comme une autre

    le 31 juillet 2012 à 10:42, par Michèle Audin

    Je ne voudrais pas avoir l’air pessimiste [1], mais il me semble avoir constaté que les plus ardents défenseurs de la démocratie universitaire se calment assez rapidement sur ce sujet lorsqu’une part de pouvoir leur est accordée (ou qu’ils ont réussi à la conquérir).

    Ce comportement humain a été très bien compris par les auteurs de la LRU, qui ont multiplié les possibilités de tels « petits » pouvoirs. Sans parler des preneurs de décision sur la modulation des services d’enseignement, je me contenterai pour cette fois d’une énumération à un terme, citant seulement ce que je connais le mieux (pour l’avoir beaucoup pratiqué, à mon corps [2] défendant) :

    • être membre d’un comité de sélection qui va choisir un nouveau collègue sans avoir à connaître de ce qui peut être souhaitable pour le laboratoire concerné et sans avoir à rendre compte à qui que ce soit.

    Bon courage dans votre croisade pour la démocratie universitaire !

    Avec toutes mes excuses aux lecteurs non membres du sérail pour cette discussion « corporatiste ».

    [1] « pessimisme de l’intelligence, optimisme de la volonté » (ce que je vous souhaite, bien entendu, mais cite-t-on encore Gramsci au temps de l’« Excellence » ?).

    [2] « corps » n’est pas à prendre au pied de la lettre, mais on ne dit pas « à mon âme défendante », je crois.

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  • Une campagne électorale universitaire comme une autre

    le 1er août 2012 à 09:39, par Jean-Paul Allouche

    Hélas... Et, comme le laisse entendre Michèle, la LRU et autres sornettes « excellentes » n’existeraient pas sans la complicité ---pas seulement passive--- de trop nombreux « collègues » (se souvenir de l’étymologie de ce dernier mot). Je viens d’ailleurs de me souvenir que, lorsque j’étais môme, il existait un prix d’excellence suivi d’un prix d’honneur. Je m’apprêtais à faire remarquer ici que l’on ferait mieux d’oublier la prétendue excellence pour revenir à l’honneur, lorsque, désireux de vérifier ce souvenir d’enfance, je tombai sur la Toile sur un collège où il y a (en 2012) certes des prix d’honneur, des prix d’excellence, mais où, au-dessus des prix d’excellence, existent, horresco referens, des prix de précellence ! À quand une concurrence entre Labex et Labprécel ? Une rapide recherche du mot précellence, dont j’avoue que je ne l’avais jamais lu ni entendu, m’a conduit à un ouvrage d’Henri Estienne (1579) intitulé De la précellence du langage français, mais ceci est une autre histoire...

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