6 août 2012

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  • Faut-il arrêter d’enseigner les maths à l’école ?

    le 10 août 2012 à 19:36, par Karen Brandin

    C’est justement parce que nous avons conscience que les statistiques, les probabilités, l’algorithmique ne sont pas des parents pauvres des mathématiques mais des disciplines à part entière, des disciplines riches (pour lesquelles on a ou pas d’intérêt) que l’on comprend mal, alors qu’il était déjà tellement délicat de donner une conhérence aux programmes du secondaire, comment nous serons désormais en mesure d’offrir une place décente à ces nouveaux arrivants quand les outils « traditionnels » sont déjà si à l’étroit.
    Ce serait un enrichissement si et seulement du temps était donné aux enseignants pour traiter convenablement ces thèmes (sans compter le problème de la formation car avec un bac+8 en mathématiques dites pures, je n’ai pour ma part aucun recul voire aucune expérience vis à vis de ce type de mathématiques).

    Pourquoi le cours de maths se subdiviserait pas dès le lycée en options à côté d’un socle commun ? (ce serait trop réducteur de parler de spécialités), les élèves seraient alors libres de choisir leur complément de formation et les sensibilités de chacun seraient respectées.

    On ne peut pas nier qu’un peu de tout, c’est beaucoup de rien.

    En première S, on a enlevé rien de moins que la notion de composition de fonctions (c’est à dire le socle) mais on a introduit le principe du schéma de Bernoulli (pourquoi pas puisque finalement çà se comprend bien) sauf que pour les élèves les coefficients binômiaux doivent rester mystérieux et ne doivent être évalués qu’à la calculatrice ! Le voile est-il levé en terminale ? Pas du tout. On enchaine sur le thème extrêmement ambitieux de la loi normale. Là encore, ce chapitre n’est qu’un vague survol et semble plutôt un prétexte à utiliser les machines.

    Même avec la meilleure volonté du monde, ces modifications, si elles persistent, auront très bientôt des conséquences non négligeables et sans doute dramatiques sur le niveau et la motivation des étudiants (et des enseignants).

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