21 août 2010

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  • Barbapapa à l’Académie française

    le 21 août 2010 à 10:05, par Vincent Hugerot

    Parmi les académiciens, Marcel PAGNOL s’intéressait (maladroitement, il faut bien le reconnaître) à l’arithmétique, et était passionné de sciences et technologies : http://www.marcel-pagnol.com/passions.php

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  • Barbapapa à l’Académie française

    le 21 août 2010 à 12:20, par Jean-Paul Allouche

    Excellente idée ! Et qui me fait me souvenir qu’un ancien Président de la République qui y siège faisait la même erreur « mathématique » que beaucoup de gens (en particulier en biologie ou en médecine). Il parlait je crois d’une inflation en France deux fois plus grande (disons) qu’en Allemagne. Jusqu’au jour où quelqu’un lui expliqua probablement qu’il est absurde de faire le rapport de deux rapports, mais que l’on doit faire la différence. Il eût été trop simple de parler de différence d’inflation, et l’on entendit donc l’expression technocratique « différentiel d’inflation ». (Il est vrai que le même président expliqua au moment du « virage vers la rigueur » de 1983, que ce mot lui rappelait ses études de latin et l’expression rigor mortis qu’il traduisit par « rigueur de la mort » ! alors qu’il s’agit bien sûr de rigidité cadavérique.)

    Pour se convaincre qu’il est absurde de faire le rapport de deux rapports, penser au risque « multiplié par dix » d’attraper telle ou telle maladie. Est-ce vraiment la même chose indépendamment dudit risque ? que ce risque soit de 0,00001%, 2% ou ... 15% ?

    Alors, oui mille fois à des mathématiciens (ou plus généralement des scientifiques ?) à l’Académie française : reconnaissance des mathématiques et de la culture qu’elles représentent par les Immortels mais aussi par la société. Sans compter que l’influence serait réciproque et que l’on n’entendrait plus « générer » au lieu de engendrer, « satisfaire une condition » au lieu de satisfaire à une condition, voire — en logique — l’absurde anglicisme « satisfiable » au lieu de satisfaisable...

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  • Barbapapa à l’Académie française

    le 22 août 2010 à 17:02, par Pierre de la Harpe

    Merci pour Pagnol, qui aurait bien pu figurer dans ma liste.
    Ne serait-ce que par la finesse de son analyse de la notion de tiers,
    qu’on peut lire dans sa pièce Marius (créée de 9 mars 1929).
    Extrait :

    CÉSAR
    Eh bien, pour la dixième fois, je vais te l’expliquer, le picon-citron-curaçao.
    (Il s’installe derrière le comptoir.) Approche-toi !
    (Marius s’avance et va suivre de près l’opération.
    César prend un grand verre, une carafe et trois bouteilles.
    Tout en parlant, il compose le breuvage.)
    Tu mets d’abord un tiers de curaçao. Fais attention : un tout petit tiers. Bon.
    Maintenant, un tiers de citron. Un peu plus gros. Bon.
    Ensuite, un BON tiers de Picon. Regarde la couleur. Regarde comme c’est joli.
    Et à la fin, un GRAND tiers d’eau. Voilà.

    MARIUS
    Et ça fait quatre tiers.

    CÉSAR
    Exactement. J’espère que cette fois, tu as compris.
    (Il boit une gorgée du mélange).

    MARIUS
    Dans un verre, il n’y a que trois tiers.

    CÉSAR
    Mais, imbécile, ça dépend de la grosseur des tiers !

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